mardi 28 juin 2016

Il était une critique... Me Before You

                  
                         Me Before You

USA - UK, 2016
Réalisation : Thea Sharrock
Interprétation : Emilia Clarke, Sam Claflin
Scénario : Jojo Moyes
D’après : Me Before You, roman de Jojo Moyes
Image : Remi Adefarasin
Montage : John Wilson
Décors : Sara Wan
Producteurs : Alison Owen et Karen Rosenfelt
Distribution : MGM, New Line Cinema et Sunswept Entertainement
Durée : 110 minutes
Sortie française : 22 juin 2016



    Que dire sur ce film ? Pour être très honnête je ne sais pas par où commencer. Je suis allée voir ce film un peu par hasard (parce que l’affiche me semblait jolie en fait), je n’ai appris que quelques temps après que le film était tiré d’un livre – dont je vous posterai une chronique quand j’aurai assez de temps. Pour vous pitcher le film rapidement, voici ce que je peux dire : une fille de la classe moyenne cherche un travail pour aider sa famille. Elle travaille pour une famille de châtelains et s’éprend du fils de cette famille (dont elle s’occupe car il est tétraplégique). Je ne vous dis pas le reste, ce serait vous spoiler et je préfère que vous alliez voir le film.

    Quand j’ai vu le film, j’ai trouvé les décors jolis et les acteurs plutôt bons. Sam Claflin offre une performance remarquable. Il se situe parfaitement entre l’homme qui ne supporte plus de vivre et l’homme qui vient de tomber amoureux (bon, ok, je vous spoile un peu finalement). Emilia Clarke quant à elle extériorise bien la souffrance de la personne qui observe le fait qu’un de ses proches ne veuille plus vivre. Je ne sais pas si ce film est comparable à Intouchables, parce que c’est tout de même un film à la thématique identique bien que les questions de fond ne soient pas similaires. Dans ce film de Thea Sharrock, les questions d’amour et de suicide assistés sont beaucoup développées tandis que dans Intouchables, c’est plutôt la confiance en soi, les douleurs fantôme et l’amitié qui sont au cœur de l’histoire. Cependant, on observe toujours l’opposition suivante : le tétraplégique est riche et celui qui s’en occupe vient d’un milieu peu fortuné. Ca tournerait presque au cliché non ? Même si on se concentre normalement sur les performances des deux acteurs principaux, on ne peut pas rester de marbre face à l’interprétation de Janet McTeer qui joue la pauvre mère effondrée de Will Traynor, le paraplégique.

    Cette réalisation a su me tirer une ou deux larmes. Les émotions sont authentiques. Seules ombres au tableau : peut-être que les plans sont trop simples ? Je ne critique pas (quoique) mais on observe toujours la même construction de la chose: champ contre champ, puis plan moyen dans lequel on voit les deux protagonistes. Et les sourcils d’Emilia Clarke… quand on les a vu bouger une fois, on ne voit plus que ça malheureusement.

    Un point très positif que j’ai pu constater est le traitement du rapport aux autres du point de vue du malade et de ses proches. Dans Me Before You, Will expose peu à peu les problèmes qu’il peut y avoir quand on est tétraplégique. Mais il ne s’arrête pas aux considérations matérielles : il prend également en compte le fait que sa petite amie l’ai laissé pour une autre personne. Louisa Clarke (Emilia Clarke) quant à elle fait face aux réalités d’un milieu bourgeois qu’elle ne connaît guère et  doit prendre en compte les « restrictions » et les fragilité de santé de Will pour essayer de le « distraire » au mieux et sans dangers.


    Film plutôt bon mais duquel on aurait pu attendre davantage. Un traitement de la maladie et des réactions de l’entourage intéressant et des acteurs bien campés dans leurs rôles. À voir si on a du temps devant soi. Réalisation qui n’est pas forcément essentielle à connaître.

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