jeudi 16 juin 2016

Rencontre avec Ladylike Lily


    Il y a quelques temps, je vous ai parlé de l’EP Dans la matière de Ladylike Lily – qui est une artiste prometteuse. Mais qui se cache réellement derrière ce nom et cette musique ? La réponse tout de suite.

    Ladylike Lily, c’est l’histoire d’une jeune femme de 28 ans, souriante et très agréable (je l’ai rencontrée et je vous assure que ce que je dis est vrai). Originaire de Bretagne, née à Quimper,  Orianne arrive à Paris il y a deux ans. Pourquoi pas utiliser son vrai prénom ? Pour se protéger, principalement, et parce que jouer sous son vrai nom n’était pas un souhait de l’artiste. Orianne grandit dans un environnement de musiciens ce qui lui permet de savoir rapidement ce qu’elle veut faire de sa vie.

   Orianne a passé pas mal de temps à mûrir l’EP Dans la matière et entre le studio et le live, elle n’hésite pas à dire que c’est le live qu’elle préfère. Bien entendu, nuançons la chose : faire du live toute l’année serait franchement épuisant à la longue, mais cela n’empêche pas que c’est l’aspect qu’Orianne apprécie le plus dans son travail (en comparaison avec le studio).

    L’EP de l’artiste lui a fait du bien. Je m’explique : ça lui a permis de traiter de sujets personnels, de rencontrer de nouvelles personnes, de changer de ville. C’est une sorte d’ « instantané de sa vie depuis deux ans ». L’ensemble des titres est en français ce qui change du précédent EP. Et c’est un exercice qui a beaucoup plus à la jeune femme. Autre point important dans la phase de composition et de création : celle où Ladylike Lily laisse la main pour le mixage et la production à Corentin Olivier. Malgré le fait que l’artiste apprécie de tout faire seule, elle aime à dire que « ça fait aussi du bien de pouvoir se reposer sur quelqu’un ».

    Pour terminer, Orianne m’a donné son interprétation des titres de son (génialissime) EP. Les voici :

Bain de minuit : représentation de l’arrivée à Paris, dans la fourmilière où elle se prend « une grosse claque » humainement parlant, mais également culturellement.

Dans la matière : parle d’un état de découverte où l’artiste était « dans le silence ».

Tir à blanc : le titre est assez explicite, vous n’avez pas besoin de moi pour vous tenir la main.

Les roches du diable : c’est un morceau qui parle des choses qu’on pense avoir réglé au fil des années. C’est une ballade aux Roches du Diable qui font que ce titre se nomme de la sorte.

Les mirages : « quand je suis retombée amoureuse ».


L’aurore : premier titre écrit en français qui a été « dur à sortir ». c’est être dans l’obscurité pour aller vers la lumière.

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