dimanche 19 juin 2016

"Une seule larme peut éteindre l'enfer"


    Je ne vous recommande que peu de sorties et j’en suis désolée mais je n’ai pas le temps d’écumer les musées en prenant des notes (mais Dieu sait que j’adorerais faire ça de mes journées). Comme vous pourrez le voir dans quelques temps, j’ai pu, dans le cadre de mes études, me pencher sur le film Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore. Après quelques recherches à propos du personnage, il s’est avéré que l’artiste avait justement une exposition en collaboration avec d’autres artistes qui était proche de chez moi. Ni une ni deux j’ai foncé.

   Le nom de l’expo ? Le titre de l’article. Pour faire court, ce sont quatre artistes qui ont travaillé sur ce thème. L’exposition dure jusqu’au 25 juin donc si vous voulez vous y rendre : courez. Elle prend place dans la Rue Chapon, au 35-37 plus exactement, dans la Galerie Eva Hober. En arrivant, après m’être perdue un bon nombre de fois (mon sens de l’orientation me fait défaut) je lis sur un petit papier, collé sur la porte que « le sol est glissant ». Bon, sur quoi vais-je tomber ?

Les portraits de Rebecca Bounigault
   La réponse ? Je fais connaissance tout d’abord avec le travail de l’artiste Rebecca Bournigault. On marche ainsi sur un tapis de portraits en NB ce qui peut paraître très étrange. Je vous assure que ça m’a beaucoup dérangée au départ, et puis le temps passant, j’ai adapté ma démarche (parce que ça glisse vraiment) et j’ai pu faire le tour de l’exposition. Trois toiles ornent un coin de mur, ce sont celles de Youcef Korichi qui a travaillé sur la représentation de fissures. La technique m’a faite penser à du pointillisme, mais je me trompe certainement. Sur un autre pan de mur : la Victoire de Samothrace, dessinée par Damien Cadio et après un petit couloir, le sol toujours jonché de portraits, j’arrive dans une salle obscure. L’œuvre de Clément Cogitore me fait face mais je ne sais comment la saisir.

    Le film de Cogitore dure 97’. Autant vous dire que je ne suis pas restée devant pendant toute la durée de la chose. Mais le travail vidéo sur le plan fixe m’a étonnée. On observe là cinq loups qui évoluent au rythme d’une voix, d’un chant, et le temps passe, avance. Je ne vous propose pas d’analyse du film, je préfère que vous alliez voir ça vous-mêmes. Et si l’envie vous dit, dépêchez-vous car l’exposition ne dure plus très longtemps.

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