jeudi 21 juillet 2016

Les chroniques Meet Your Culture : Independence Day : Resurgence – Et si on changeait de disque ?


    Avis aux fans de la première heure : Independence Day : Resurgence est enfin sorti. Après vingt ans d’attente, Roland Emmerich offre enfin une suite au film Independence Day. Roland Emmerich est peut-être un nom familier pour les cinéphiles. Pour cadrer la chose : il a réalisé 2012  ou encore The White House Down. Son obsession pour la fin du monde est manifeste au travers de ces différentes œuvres. Peut-être devrait-il penser à consulter ? Passons. Le vif du sujet, c’est le blockbuster que tous les amateurs de rencontres du troisième type attendaient.

    Le film en lui-même n’est ni bon, ni mauvais – et c’est ce qui fait le plus mal. C’est inclassable, et assez décevant. Pour faire court, ce film parle encore une fois de la fin du monde, et ceci à cause d’une invasion extra terrestre. L’histoire est simplette mais fonctionne bien à l’écran. Cela dit, peut-être aurait-il fallu changer de disque lors de la création de ce film… Pendant les vingt premières minutes ? Le spectateur perd ses repères, et tout ce qui est porté à l’écran semble plus ou moins impossible – quoique. Quand on voit le fils du héros du premier Independence Day, la fin est toute tracée et on sait que l’humanité va s’en sortir. Pour meubler les deux heures qui suivent ? Le réalisateur n’a pas trouvé de meilleur moyen que d’embarquer le spectateur dans un dédalle d’intrigues farfelues qui ont toutes la même issue positive. OK, les gens qui sont heureux et qui sourient, c’est bien, mais les fins joyeuses, de moins en moins de personnes aiment ça.

    La palette d’émotion des personnages est assez riche, bien que l’évolution de ces derniers soit prévisible au possible. Entre Jake (interprété par Liam Hemsworth) qui se réconcilie comme par enchantement avec un homme qu’il a failli tuer et un président qui se sacrifie pour la nation, tout est cousu de fil blanc et devient ennuyeux. Seule distraction de l’œuvre : les effets spéciaux qui sont pour le coup bien employés.

    Réel travail de recherches qui va faire travailler l’imaginaire des férus de rencontres du troisième type : la Zone 51 située dans le Nevada. L’image qui en est donnée est relativement proche de ce qu’on suppose être le camp militaire d’expérimentations sur des extra terrestres. Autre point à soulever – de la façon la plus neutre qui soit – il est dit à l’écran que tous les pays sont unis et alliés. Mais bizarrement, tous les présidents décisionnaires qui apparaissent au cours du film sont états-uniens... C’est là le plus gros reproche que je ferai à ce film : Independence Day : Resurgence est une fois de plus un film à la gloire des USA – et je dis toujours ceci da la manière la plus neutre qui puisse être. Pourquoi une absence de plusieurs pays dans cette réalisation ? Bonne question…

    Pour terminer sur ce film, allez-y pour vous faire une idée, mais assurez-vous aussi de voir la deuxième partie qui arrivera sans doute dans un an. La fin laisse présager une suite, de quoi penser que Roland Emmerich veut vraiment voir la Terre démolie. Ce n’est pas le film du siècle, mais c’est une oeuvre divertissante qui saura vous tenir éveillé contrairement à d’autres réalisations telles que Divergente 3 : Au-delà du mur ou encore Un homme à la hauteur.

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