dimanche 3 juillet 2016

Rencontre avec FX Bourreau, réalisateur

   Comme vous avez pu le lire sur les réseaux sociaux, j’ai eu beaucoup de mal à trouver un réalisateur qui accepterait de me parler de son travail, les emplois du temps étaient trop chargés, on ne pouvait se rencontrer ou encore je n’étais pas la bonne personne à qui parler. J’ai trouvé quelqu’un qui a accepté de me parler (oui, et je trouve ça très gentil) du métier de réalisateur au cinéma (encore). Parce que le cinéma c’est le truc qui me botte le plus en ce moment. Alors que fait le réalisateur ? Les réponses tout de suite.

À propos de Fx Bourreau

    Cet homme, réalisateur et chef opérateur diplômé de l’EICAR (ou École Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation) travaille principalement en clip et en institutionnel. C’est après un bac littéraire qu’il choisit d’étudier le travail à la caméra et les lumières dans l’institution citée plus haut.

Le rôle du réalisateur

    Concrètement, le réalisateur réalise. Je sais, ça ne vous éclaire pas plus que ça. Plus précisément, le réalisateur travaille selon ce qu’on lui demande, il raconte une histoire en y ajoutant ou pas sa marque de fabrique. Si ce dernier travaille pour un client, son rôle est de mettre en image un message donné.

    On comprendra que le métier du réalisateur soit davantage artistique de technique. Les différentes phases de création d’un film requièrent pas mal de talent. J’apprendrai ainsi que la balance oscille parfois entre l’artistique et la technique. Mais globalement, un film avancé techniquement ne peut pas se tenir sans une bonne histoire et la mise en scène appropriée.

    Aussi, le réalisateur peut écrire les scénarii qu’il réalise, on parle donc plus d’auteur. Mais les auteurs/réalisateurs sont assez rares, ils travaillent plutôt avec des scénaristes. Et outre cette collaboration, le réalisateur, « grand chef » sur le papier, doit collaborer avec pas mal de corps de métiers lors de la période de tournage, de pré-prod ou encore de post-prod. Il ne peut pas tout diriger seul (et c’est parfois compliqué à admettre pour certains réalisateurs).

    À prendre en compte : il existe plusieurs « types » de réalisateurs : les réals de documentaires, ceux qui sont spécialisés dans les films institutionnels et ceux qui travaillent davantage sur les clips et la fiction.

Les qualités (et les défauts) requis pour devenir réal.

    Je l’ai noté plus haut, la volonté a une place importante dans le job du réalisateur. Mais j’ai aussi remarqué au fil de mes recherches que les réalisateur sont imbus de leur personne (pas tous, rassurez-vous). À vrai dire, selon Fx, il est normal d’observer ce genre de comportement, car le réal porte un projet à l’image et il le défendra jusqu’au bout. De fait, il faut un peu d’égoïsme pour imposer sa vision des choses.

    En balance de cet esprit égoïste, on observe que deux éléments sont présents dans le deal pour être réalisateur : il faut être curieux et avoir de la hargne.

    S’ajoute à ce panel de défauts/qualité la pluridisciplinarité du réalisateur, il doit pouvoir discuter avec l’ingé son, avec le chef opérateur, il doit avoir la capacité de discuter avec à peu prés tous les gens qui travaillent avec lui – parler le même langage qu’eux.

Devenir réalisateur, comment ça se passe ?
   
    Selon Fx, il n’y a pas de voie d’accès privilégiée pour accéder au métier de réalisateur. Cependant, il y a des qualités essentielles à un réalisateur sans lesquelles, évoluer dans le milieu n’est pas chose aisée. À long terme, pour réaliser, il faut une bonne dose de volonté. Point. D’autre part, il faut aussi savoir imposer ses idées sans pour autant mettre au placard les suggestions des autres.

    Quand un réalisateur est tout jeunement diplômé, il faut avoir à l’esprit qu’il faut qu’il fasse ses preuves, ce qui est assez compliqué (on ne va pas se mentir).

    Pour terminer, on peut dire que le réalisateur doit pouvoir revêtir toutes les casquettes mais qu’il a quand même une sacré responsabilité sur les bras, et que pour évoluer dans le métier et se faire un nom, ce n’est pas chose facile…

    Un grand merci à Fx Bourreau sans qui la rédaction de cet article aurait tout bonnement été impossible et bonne continuation à lui (qui sait, peut-être que nous le retrouverons au Festival de Gérardmer dans quelques années).

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