jeudi 29 septembre 2016

Rencontre avec : Marion Frégeac, photographe

Crédit photo: Liliana Costa
    Je l’avoue, ça a été la semaine des rencontres (quoique je triche parce que si je devais faire toutes mes interviews en une semaine, mon emploi du temps serait trop rempli à mon goût). C’est simplement la semaine où je décide de publier des articles relatant des rencontres. Enfin, après quelques péripéties dans les transports en commun, j’ai pu aller à la rencontre de Marion Frégeac, jeune femme dynamique et souriante qui a accepté (très gentiment) de me donner de son temps pour répondre à quelques questions.

A propos de Marion…
    Marion est une personne très sympathique et souriante (du moins de ce que j’en ai vu). Photographe autodidacte, elle a commencé en faisant des photos de concerts. Et puis quelques temps plus tard « quand j’ai voulu devenir un peu sérieuse » me dit-elle, elle s’entrainera à la photo sur des bougies.  Surprenant mais intéressant pour jouer sur la lumière et savoir ce qui plait ou pas. La photo est une passion qui lui vient de son papa (ce que je trouve vraiment adorable) et c’est également en s’étant servie de sa propre personne comme modèle que Marion s’est formée à la photographie. Pourquoi s’utiliser comme modèle ? à cause de la peur de rater sur quelqu’un sûrement. Enfin je m’égare, passons à la suite… Quoique : avant il faut que je termine ce chapeau introductif (oui oui, j’ai une formation académique, et alors ?). Marion a beaucoup voyagé dans sa vie, voilà voilà ! Et avant d’être photographe, elle a exercé plusieurs métiers tels que qu’animatrice pour enfants, agent d’escale à Majorque et j’en passe.

Dans l’imaginaire collectif (ou presque)
    Le photographe, c’est celui qui voit le monde d’un œil qui n’est pas celui de tout le monde, lui cherche le détail, l’instant T, le moment qui fera qu’une photo sera magique. La plupart des personnes estiment qu’un photographe a une « vie de bohème » qui oscille entre le fait de parcourir une ville et ses recoins pour faire de jolies photos et la chambre noire pour développer les images (bien qu’aujourd’hui, la plupart des photographes soient au numérique). En vérité, le métier de photographe c’est bien plus que ça, comme j’ai pu le constater en parlant avec Marion.

En vérité
    Déjà, il faut prendre ne compte le fait que du matériel photo, ça coûte un certain prix. D’ailleurs, si Marion a débuté les photo avec son téléphone, c’est parce qu’elle avait peur de casser un boitier. Premier point donc : la photographie a un prix. Le but d’un photographe n’est pas d’être une pâle copie d’un autre : il doit exprimer un sens artistique unique. En effet, si toutes les photos se ressemblent, pourquoi passer des heures à choisir un photographe ? Au départ, Marion travaille avec un flash et un parapluie, puis de fil en aiguille, elle investit pour ses photos. Mais, souligne-t-elle « avant d’être une technique photographique, c’est tout de même une vision de la vie » que la photographie.

    Ce qu’elle apprécie ? Le travail sur la profondeur de champ (comme moi en fait). Si vous ignorez ce qu’est la profondeur de champ, vous pouvez aller lire l’article Wikipédia concerné. J’entendrai aussi qu’elle « aime bien quand il y a autre chose sur la photo que la personne » quand elle prend des photos. Intéressant donc. Les jeux de flous sont intéressants dans ses photos (vous pouvez visiter sa page Facebook, ce sera beaucoup plus parlant) et ça rend vraiment très bien.

Et la formation alors ?
    Selon Marion (oui, encore et toujours elle parce que c’est cette personne qui a répondu à mes questions), une école de photographie n’est pas obligatoire. Il faut une maturité artistique pour pouvoir être photographe mais la technique, même si elle représente une part importante du métier, ne fait pas tout. Le mieux pour débuter ? Assister quelqu’un pour savoir comment on fait.

En conclusion
    Une rencontre enrichissante à propos du métier de photographe qui n’est pas rose tous les jours (en fonction du feeling avec les clients et j’en passe). Le pire souvenir de Marion ? Le moment où après avoir placé une soixantaine de personnes sur les marches d’une mairie, son objectif tombe à terre et casse. Tant pis, elle fera sans. Et elle a réussi ! (oui, je sais, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe mais il fallait que je vous en parle). Donc, je disais, le métier de photographe a une part de technique, oui, mais l’aspect artistique prend tout de même le pas sur le fait de connaître une flopée de règles. Le photographe s’exprime à travers ses choix de prise de vue (un peu comme un réalisateur en fait), et c’est ce que je trouve fascinant dans ce métier.


    Merci à Marion pour sa gentillesse et bonne continuation à elle.

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