dimanche 30 octobre 2016

La servante écarlate de Margaret Atwood, un livre à dévorer


    Un livre marquant dont je vous parle aujourd’hui. Comment j’ai fait connaissance avec lui ? Grâce au baccalauréat que j’ai obtenu il y a de cela déjà trois années… (oui, je suis vieille, enfin tout est relatif).

    Dans un monde où les femmes ne peuvent plus avoir d’enfants, une poignée d’entree lles le peuvent encore. Les femmes sont classées en diverses classes : les servantes écarlates (pour avoir des enfants), les femmes de commandants, les femmes envoyées au colonies. Principalement. Nous suivons les aventures d’Offred, qui devrait faire tout son possible, du moins selon la loin en vigueur pour, offrir un bébé à Serena Joy et son mari.

    Œuvre de résistance et de combattivité féminine, les aventures d’Offred et de ses camarades nous permettent de situer dans un futur que l’on pourrait penser proche les dangers du manque de procréation. Les femmes en rouge, les servantes écarlates, sont la représentation de femmes qui ne servent qu’à enfanter : ce sont des incubateurs sur pattes pour être directe. La reflexion se pose de l’avant : qu’était la République de Gilead avant ? Pourquoi les femmes ne peuvent plus avoir d’enfants ? Malgré quelques passages sombres, la vie quotidienne d’Offred, dont nous suivons toutes les péripéties, nous présente une existence aseptisée où la femme n’est plus maitresse de son corps. Ce raisonnement entre tout à fait dans notre monde actuel bien que cet ouvrage commence à être daté. En effet, la société impose de plus en plus aux femmes de se conformer à l’utilisation de certains produits qui la rendent « dépendante » et qui font que son corps ne lui appartient plus. Entre les hormones qui sont prises quotidiennement et la taxe rose, on peut se poser des question.

    Les personnages, attachants et hauts en couleur nous donnent chacun une dimension de la théocratie de Gilead. De fait, ce livre qui se termine de façon surprenante vous fera peut-être réfléchir sur des sujets qui aujourd’hui sont considérés comme normaux. Le style de l’auteur, Maragret Atwood est fluide et se lit facilement, même en anglais. Un ouvrage à garder en mémoire pour le lire quand vous en aurez le temps.

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