mercredi 20 décembre 2017

Il était une critique... Les gardiennes

France, 2017
Réalisation : Xavier Beauvois
Interprétation : Nathalie Baye, Laura Smet
Scénario : Xavier Beauvois, Frédérique Moreau
Production : Les films du Worso
Durée : 134 minutes
Sortie : 6 décembre 2017

    Et un nouveau film ! Si vous me lisez, je suis depuis le début du semestre un cours - deux en fait - sur le genre. C'est donc sans grande surprise que je suis allée voir le film Les gardiennes qui relate la vie des femmes à l'arrière, durant la Première Guerre Mondiale. Sur fond de romance et de querelles de voisinage, ce film m'a beaucoup déçue. 

    Ce n'est pas tant l'image et le son ou même le décor qui me laissent perplexe mais davantage l'histoire en elle-même, bien que je sais qu'elle est adaptée d'un ouvrage. D'autant que la publicité qui avait été faite autour de ce film se voulait je cite "féministe". Selon moi, et au prisme de ce que j'ai pu voir du film, si tant est que le film se revendique réellement féministe, il passe tout à fait à côté de son objet.

    Pourquoi ? Certes, les thèmes abordés peuvent être rattachés au féminisme : la fidélité de la femme, le droit d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs, la possibilité pour une femme d'être indépendante et tout ça sans hommes, sur le papier ça rend bien. En images, beaucoup moins. Même si l'interprétation des comédiennes est excellente, il n'en reste pas moins que la trame de l'histoire est branlante et prévisible. C'est un film qui se place dans les campagnes : où sont donc les riches familles ? C'est aussi un film qui reste très "terre à terre": untel met enceinte unetelle. Va-t-il accepter sa paternité ? Prévisible je vous dis.

    Une partie de la diégèse que j'ai tout particulièrement appréciée en revanche, c'est le fait que la mère de famille, veuve, prenne des choix, pas forcément faciles de primes abord, pour sa famille. Elle donne l'image d'une femme forte mais je trouve tout de même que faire de la pub pour ce film "féministe" en insistant sur ce terme ne valait pas la peine... 

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